Cartes bancaires solidaires : Des outils efficaces ?

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Dans un monde où les enjeux sociaux et environnementaux deviennent de plus en plus pressants, il existe plusieurs moyens de participer au développement de la finance solidaire. Parmi ces moyens, figure notamment ce que l’on appelle les cartes bancaires solidaires. Mais qu’est ce que c’est au juste et sont-elles efficaces ?

Aujourd’hui, un certain nombre de consommateurs cherchent des moyens de concilier leurs achats avec leurs valeurs écologiques et solidaires. Ça tombe bien, depuis plusieurs années, plusieurs organismes développent ce que l’on appelle les cartes bancaires solidaires. Ces cartes s’inscrivent dans cette tendance en proposant un mode de paiement alternatif qui permet de soutenir une cause tout en effectuant des transactions quotidiennes.

Le fonctionnement de ces cartes “spéciales”

  • Pourcentage du montant d’achat : un pourcentage prédéfini de chaque transaction est reversé à l’association choisie. Il s’agit du mode de fonctionnement le plus courant, mis en place par les organismes. Par exemple, la carte Agir du Crédit Coopératif (qui appartient au groupe Banque Populaire et Caisse d’Epargne ou BPCE), permet de verser 5 centimes à une association à chaque retrait effectué (12 centimes si le retrait est effectué dans un distributeur du Crédit Coopératif ou BPCE) . C’est la banque qui verse ce montant aux associations. Le Crédit Coopératif a notamment été le premier organisme à lancer une carte solidaire avec ce mode de fonctionnement. Par la suite, de nombreux autres acteurs ont suivi le mouvement et il est maintenant possible dans un grand nombre de banques (Société Générale, Crédit Agricole…) d’obtenir des cartes solidaires. Chaque banque ne propose pas forcément les mêmes associations puisque chacune d’entre elles, choisit les associations pour lesquelles il est possible de faire des dons.
  • Montant fixe par transaction : un montant fixe est prélevé pour chaque utilisation de la carte.
  • Dons ponctuels : des dons ponctuels en plus des versements automatiques sont parfois possibles selon les organismes mais qui reste, un mode de fonctionnement encore peu répandu.

Une méthode efficace ?

Acquérir une carte bancaire solidaire présente plusieurs avantages. Tout d’abord, cela permet de financer les associations qui luttent contre l’exclusion sociale, contre le mal-logement, contre le dérèglement climatique. Ensuite, elles permettent également de disposer d’avantages fiscaux. Par exemple, pour les cartes Agir du Crédit Coopératif, les propriétaires des cartes peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % des sommes versées dans la limite annuelle de 20 % du revenu imposable.

Malgré tout, les montants totaux reversés aux associations grâce à ces cartes solidaires restent assez faibles. En effet, selon le Crédit Coopératif, près de 1 millions d’euros ont ainsi été reversés en 2023 aux associations partenaires. Un montant non-négligeable, voir encourageant puisqu’en 2020 le montant était de 710 000 euros. Mais cela reste minime. Surtout, est-ce vraiment la méthode la plus efficace pour tenter de réduire les inégalités et le dérèglement climatique ? Car ce mode de financement peut être, en fonction des cartes, ou des établissements bancaires, plutôt réservé aux classes sociales plus aisées. Or, on sait que ce sont les personnes les plus riches qui polluent le plus généralement. Selon un rapport d’Oxfam de 2020, les 10% des Européens les plus riches sont responsables de plus d’un quart des émissions de CO2 dans l’Union européenne, soit autant que la moitié des Européens parmi les plus pauvres. Un signe qui ne trompe pas. Greenpeace de son côté estime que “Le patrimoine financier moyen des 1% des ménages avec les plus hauts revenus émet 66 fois plus de gaz à effet de serre que celui des 10% des ménages avec les revenus les plus faibles”. Un écart qui est colossal.

Ces cartes bancaires solidaires ont tout de même de bonnes intentions, mais elles ne doivent pas faire oublier que la meilleure manière de lutter contre le changement climatique est tout simplement de moins consommer et consommer de manière plus responsable.

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