Avec le déferlement de l’économie numérique, les établissements financiers traditionnels tanguent — tandis que les start-up naviguent avec agilité. Pour rester à flot, banquiers et assureurs ont le choix entre deux stratégies : acquérir des Fintech, ou les créer en interne. Dans tous les cas, leurs capitaines devront changer de vision en plaçant le client au cœur du système de distribution. Sinon, d’autres industries elles aussi menacées par les vagues numériques pourraient se charger de leur maintenir la tête sous l’eau.

Et si, pour le secteur de la banque-assurance, le danger venait plus d’Amazon ou d’Accor que des Fintech ? Avec sa puissance de feu, le géant américain du commerce en ligne pourrait facilement se positionner comme intermédiaire dans la distribution de produits financiers. Quant au groupe français d’hôtellerie, il pourrait par exemple profiter de son implantation mondiale pour lancer un service en ligne d’échange de devises entre particuliers. De quoi piétiner un peu plus les plates-bandes des établissements traditionnels.

Repenser la relation client et l’offre de services

Ces deux exemples réalistes démontrent les possibilités du numérique en terme de création de services financiers à haute valeur ajoutée, une brèche dans laquelle se sont engouffrées les Fintech en proposant à leurs utilisateurs une expérience simplifiée et moins coûteuse. Mais cette nouvelle concurrence pourrait bien constituer une planche de salut pour les banques, car elle leur indique la voie à suivre : penser d’abord au client et à ses attentes en remettant complètement à plat la relation directe avec le conseiller financier.

Dans cette optique de mutation numérique, deux stratégies s’offrent aux banquiers et aux assureurs. C’est l’alternative du « make or buy » — autrement dit : fabrique ou achète. Acquérir des start-up tout en délaissant des activités vouées à la désintermédiation constitue le meilleur moyen de se doter à court terme de nouveaux modes de distribution, mais aussi à plus long terme de créer un nouveau modèle économique à travers des filiales, en devenant par exemple une plateforme de distribution en marque blanche — à l’image d’Amazon. D’un autre côté, les établissements financiers disposent en interne de toutes les ressources nécessaires au développement de services financiers innovants, ainsi que de deux atouts exclusifs : un réseau de proximité établi, et la confiance des clients. Mais peut-être manque-t-il la volonté des dirigeants ?

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