Finance solidaire : Que faut-il regarder et savoir avant d’investir

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Troisième branche de la finance durable, la finance solidaire est aujourd’hui un sujet au cœur de l’actualité. Notamment avec les inégalités qui deviennent de plus en plus nombreuses. Cependant, chacun peut, à son échelle, tenter d’améliorer la cohésion sociale. Mais par quels moyens ?

Vous avez peut-être envie de vous lancer dans la finance solidaire et de participer à la lutte contre les inégalités, mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? Pour donner du sens à vos placements, il existe plusieurs moyens d’investir dans la finance solidaire. Plusieurs produits, plusieurs organismes. Tout d’abord, il faut savoir que quasiment la totalité des produits d’épargne sont proposés par les assureurs, les banques ou les mutuelles. Ensuite, les produits d’épargne solidaire peuvent prendre trois formes différentes.

La première est les placements d’investissement solidaire. Dans ces produits, au moins 10% de l’épargne est investie dans des associations de l’Économie Sociale et Solidaire. La deuxième forme est connue sous le nom de produit de partage (livret d’épargne, fonds communs de placement, assurance-vie). Si vous choisissez ce type de produit, il est bon de savoir qu’au moins 25% des revenus seront reversés à des associations solidaires, environnementales ou encore sociales de votre choix. Enfin la troisième forme, vous permet d’investir dans la finance solidaire grâce à votre entreprise via l’épargne salariale. En effet, les plans d’épargne entreprise (PEE) et les plans d’épargne pour la retraite collectifs (Perco) permettent eux aussi de financer la finance solidaire. Ils doivent présenter au moins un produit qui contient des fonds solidaires.

Les fonds 90/10, une notion essentielle

Lorsque l’on souhaite s’engager dans la finance solidaire, il est important de connaître la règle des fonds 90/10. Cette règle consiste à placer 90% des actifs dans des placements financiers traditionnels (actions, obligations, etc.) visant à maximiser le rendement financier. Mais aussi en fonction des critères ESG. Ensuite les 10% qui restent dans des investissements solidaires.

Finasol, un label unique

Créé en 1997 par l’association FAIR (qui s’appelait auparavant Finasol), le label Finasol a pour but principal de permettre de différencier les produits d’épargne solidaire des autres produits d’épargne auprès du grand public. Pour qu’un produit d’épargne puisse être certifié avec le label Finasol, il faut qu’il remplisse plusieurs critères de solidarité et de transparence. Le premier est que bien évidemment, l’encours de l’épargne doit financer des projets
à forte utilité sociale ou environnementale ou les deux. Le second critère est que les revenus de l’épargne doivent financer des activités solidaires à hauteur de 25% minimum et de manière régulière sous forme de dons. Ensuite, l’entreprise qui souhaite voir son produit d’épargne certifié, doit informer l’ensemble des acteurs (épargnants, souscripteurs…) quel type de projet est financé, sous quelle forme. Ces critères ont été mis en place par le comité du label.

Attention cependant à ne pas confondre le principe de la finance solidaire avec celui de l’investissement socialement responsable (ISR). En effet, l’ISR, désigne une méthode de sélection ESG des entreprises cotées en Bourse en fonction non seulement de leur performance financière, mais aussi d’une appréciation de leur comportement éthique, social et environnemental. Alors que la finance solidaire repose sur un degré d’engagement plus fort étant donné que les activités financées sont choisies en fonction de leur utilité effective en matière de lutte contre l’exclusion, de cohésion sociale ou de développement durable et qu’elles ne sont pas cotées en Bourse.

Le fait d’investir dans la finance solidaire donne également des avantages fiscaux. En effet, les dons réalisés dans le cadre des placements de partage sont déductibles de l’impôt sur le revenu à hauteur de 60%, dans la limite de 20% du revenu imposable. Voilà donc un autre argument autre que la cohésion sociale de se lancer dans la finance solidaire.

Il est également important avant de se lancer de bien se renseigner auprès des banques, assurances, afin de voir si les produits auxquels on souhaite souscrire sont en accord avec nos objectifs, notre vision de la solidarité. Il convient aussi de noter qu’investir dans des fonds solidaires ne garantit pas de meilleurs rendements que les fonds classiques.

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