« La conversion des paiements en ligne impactée par la DSP2 » Raphaël Guerard, Forter

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Un an après la mise en œuvre de la directive, les retours sur la DSP2 et le protocole 3DS de sécurisation des paiements en ligne sont mitigés.

En mai 2021, tous les commerçants de France, d’Allemagne, d’Italie et d’Espagne ont commencé à se conformer à la DSP2, une directive de l’Union Européenne et au protocole 3DS pour la sécurisation des transactions en ligne. Alors, un an après, les taux de fraude ont-ils diminué ? Réponse avec Raphaël Guerard, Responsable Sud de l’Europe, Moyen-Orient et Afrique de Forter, entreprise qui accompagne les marchands dans la gestion de leurs transactions.

Quels étaient les objectifs de la mise en place de ce protocole ?

 « La DSP2 est en principe voulue pour renforcer l’authentification en ligne des cartes de crédit. Un des grands axes était de dire que pour toute transaction, une validation doit être donnée par la banque du client. Une des grandes promesses de cette régulation était le fait que la responsabilité financière en cas de charge back passait du commerçant à la banque. »

Un an après ses débuts, quel regard portez-vous
sur ce changement ?

 « Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est qu’il y a deux impacts. Il y a des cercles de fraudes qui arrivent à passer par-dessus cette protection, donc elle n’est pas totalement efficace.  Le deuxième point, qui préoccupe surtout les marchands, est son impact sur la conversion. En théorie, il y a moins de charge back. Mais ces commerçants perdent des points de conversion. Il y a plus de frictions côté client car le processus de navigation devient plus pénible. Il suffit de ne pas avoir son téléphone sous la main, par exemple. En résulte alors une augmentation des paniers abandonnés, et donc une baisse significative du nombre de transactions non-converties ».

Quelles sont les perspectives sur la question ?

 « La DSP2 a été un succès sur le plan de la fraude, mais pas total. Surtout, il a eu un impact très fort, beaucoup plus fort que la fraude, sur le taux de conversion. L’évolution est prévue chez les régulateurs. Un sujet est beaucoup mis en avant et fait écho aux demandes des marchands : avoir un équivalent du protocole DSP2 porté par le marchand, qui reprend dès lors le contrôle sur toute l’expérience client ».

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