Cryptos : Connaissez vous les différences entre Proof of Work et Proof of Stake ?

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Proof of Stake, Proof of Work : derrière ces terminologies se trouvent les technologies sur lesquelles fonctionnent les blockchains. Finance Mag vous explique la différence entre les deux.

Avec le règlement MiCa, adopté le 14 mars par la Commission des affaires économiques du Parlement, L’Union Européenne est passée très proche d’interdire le Bitcoin, parce qu’il fonctionne sur un modèle de Proof of Work. Derrière ce nom se cache le processus moteur qui fait tourner la blockchain : le nouveau Proof of Stake lui est souvent favorisé.

Derrière les cryptomonnaies, les algorithmes qui font tourner les blockchains

La “preuve de travail” (Proof of Work, PoW) et la “preuve d’enjeu” (Proof of Stake, PoS) sont des “mécanismes de consensus”, des algorithmes qui permettent aux blockchains de fonctionner en toute sécurité. Ces mécanismes de consensus assurent la sécurité des blockchains en permettant uniquement aux utilisateurs authentiques d’ajouter de nouvelles transactions en créant de nouveaux blocs. Ce sont les procédés à la base même de la blockchain, qui assurent son fonctionnement. Il est important de bien distinguer les « blocs », qui permettent d’inscrire au fur et à mesure de manière indélébile les transactions effectuées dessus, et les « jetons » (ex : Bitcoin), la monnaie virtuelle rattachée à une blockchain donnée.

Ces deux mécanismes fonctionnent en obligeant les participants potentiels à prouver qu’ils ont consacré une certaine ressource, comme de l’argent ou de l’énergie, à la blockchain. Cette caractéristique permet de filtrer ceux qui ne sont pas authentiques ou engagés envers le réseau. PoW & PoS permettent d’arriver au même résultat, et ont prouvé leur capacité à faire tourner avec succès des blockchains, mais les méthodes sont fondamentalement différentes.

Proof of Work, le mécanisme d’origine

Le Proof of Work est le procédé d’origine des blockchains. C’est celui sur lequel le Bitcoin a été créé, et toujours celui sur lequel il fonctionne. Le PoW est un système dans lequel les ordinateurs s’affrontent pour être les premiers à résoudre des énigmes complexes. Ce processus est communément appelé “minage”, car l’énergie et les ressources nécessaires pour résoudre l’énigme sont souvent considérées comme l’équivalent numérique du processus réel d’extraction de métaux précieux de la terre.

Source : University of Cambridge

Lorsqu’un mineur résout cette “énigme” avant les autres mineurs, il est autorisé à créer un nouveau bloc. Si tout se vérifie, le nouveau bloc est “enchaîné” au bloc précédent, créant ainsi une chaîne chronologique de transactions. Le mineur est alors récompensé par des bitcoins (ou autres cryptos selon la blockchain) pour avoir fourni ses ressources.

Proof of Stake, le mécanisme de l’avenir ?

Dans le système PoS, les validateurs (l’équivalent des mineurs) sont choisis pour générer un nouveau bloc en fonction du nombre de jetons qu’ils détiennent plutôt que de laisser une compétition arbitraire entre mineurs déterminer qui peut ajouter un bloc. Ceux qui sont choisis récupèrent en échange des jetons de cette blockchain. Il n’est pas question ici de demander des calculs complexes à des machines, exit donc les « fermes à bitcoin » : ces hangars entiers remplis d’ordinateurs tournant à pleine puissance pour faire les calculs ne servent à rien pour les blockchains basées sur le PoS.

Dans ce système, le montant de la “mise” (stake), c’est-à-dire la quantité de crypto-monnaie détenue par un utilisateur, remplace le travail effectué par les mineurs. Cette structure de mise en jeu sécurise le réseau car un participant potentiel doit acheter la crypto-monnaie et la détenir pour être choisi pour créer un bloc. Surtout, il n’est pas nécessaire de posséder du matériel informatique dernier cri pour pouvoir miner ! Au grand soulagement de tous ceux qui attendent de pouvoir acheter des cartes graphiques à des prix normaux.

Vers une crypto plus “éco-friendly”

Le minage nécessite une grande quantité d’électricité mais sécurise le réseau en garantissant que seuls ceux qui peuvent prouver qu’ils ont dépensé des ressources obtiennent le droit d’ajouter un nouvel ensemble de transactions à la blockchain. Cette barrière n’existe pas pour le PoS : il n’est pas nécessaire de posséder du matériel informatique pour miner, mais simplement d’acquérir des jetons de la blockchain pour pouvoir en créer de nouveau. L’accès à la blockchain est simplifié et permet à plus de gens de participer.

Le bitcoin et d’autres blockchains PoW, comme Ethereum, consomment d’importantes quantités d’énergie pour fournir leur modèle de sécurité à leurs réseaux. Le monde de la cryptomonnaie est l’un des plus conscients de son empreinte carbone et l’un des plus investis dans la transition vers des énergies renouvelables – principalement car l’énergie renouvelable est moins chère et permet plus de profits – mais il reste que le système du Proof of Work consomme toujours beaucoup d’énergie. En s’éloignant du minage, le Proof of Stake propose une alternative beaucoup moins énergivore : la deuxième crypto-monnaie mondiale Ethereum a déjà annoncé la transition de sa blockchain du PoW vers le PoS le plus tôt possible.

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