Dans son ouvrage « Le dilemme de l’innovateur », Clayton Christensen évoque le concept de « réseau de valeur » dans lequel une entreprise est souvent condamnée à se cantonner et qui bride sa capacité d’innovation. Appliqué au secteur financier actuel, ce terme traduit les évolutions impulsées par les Fintech qui remettent en cause la position dominante des acteurs traditionnels. Quels sont les enseignements à tirer de cette analyse ?

En prolongement des théories sur la « destruction créatrice » de Joseph Schumpeter (1883 ‑ 1950), Clayton M. Christensen, Professeur à Harvard et expert de l’innovation, a développé le concept de « technologies de rupture », innovations permettant de créer de nouveaux marchés, opposées aux « technologies de continuité » qui contribuent à améliorer progressivement un marché existant. Dans son ouvrage, « Le dilemme de l’innovateur » (“The Innovator’s Dilemma: The Revolutionary Book That Will Change the Way You Do Business” 2011), il explique dans quelle mesure une entreprise dominante peut se montrer réticente à développer une innovation de rupture par crainte de perdre l’adhésion de ses salariés ou de ses clients (une innovation de rupture est souvent considérée au départ comme « bas de gamme » et s’impose progressivement). Ce qui n’est pas le cas d’un nouvel entrant qui compense des performances inférieures à la technologie dominante par des tarifs moins élevés.

Dans le même ouvrage, Clayton Christensen explique pourquoi les entreprises se cantonnent généralement dans un « réseau de valeur » unique et évitent (ou oublient) de surveiller les marchés émergeants. Le lancement d’une innovation de rupture contribue généralement à bouleverser un secteur, ce qui encourage les entreprises dominantes au statu-quo (Sony, en lançant ses postes de radio à transistors dans les années 1960, a détruit le business model de ses revendeurs traditionnels qui tirait une valeur de la vente de lampes de radio, en introduisant son innovation via un réseau alternatif : les grands magasins). Pourtant, l’auteur de cet article du blog de Gartner, explique les raisons pour lesquelles il est essentiel de s’intéresser aux Fintech aujourd’hui, ne serait-ce pour conserver son avantage concurrentiel.

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