BlackFin à la conquête des fintechs avec un fonds 100% dédié

Après deux véhicules de capital-développement, BlackFin se lance dans le capital-innovation et donne le coup d’envoi à son premier fonds d’investissement entièrement dédié aux fintechs : BlackFin Tech 1.

Un fonds d’investissement qui convainc les grosses pointures de la finance

Pour l’heure, BlackFin a bouclé un premier closing de 100 millions d’euros. Derrière ce tour de table, Bpifrance via le fonds MultiCap Croissance, Groupama, Sogecap, le Groupe Vaudoise Assurances, Natixis Assurances, Swiss Life, des banques et des structures familiales. Au premier trimestre 2018, la société de gestion espère un closing final de 150 millions d’euros. Soit 30 millions de plus que ce qui a été initialement annoncé, NDLR.
Pour séduire les investisseurs — principalement des banques et des grands groupes d’assurances européens — BlackFin mise sur le succès de ses opérations telles que Moneo Resto, Applicam ou Primonial menées avec ses précédents fonds d’investissement lancés en 2011 et en 2016. « Nous sommes fiers de réaliser un lancement très prometteur pour notre fonds Fintech. La confiance de nos investisseurs provient de la performance démontrée avec nos Fonds I et II et de notre forte expertise sectorielle. Les services financiers sont un champ d’investissement complexe, mais très attractif et diversifié ; une équipe de spécialistes peut tirer des opportunités d’investissement extraordinaires. Notre ADN d’entrepreneurs est de nouveau à l’œuvre ! » explique Paul Mizrahi, cofondateur et directeur général de BlackFin.

Une grande ambition pour de grands projets

Ce nouveau fonds d’investissement nécessite des fonds importants, selon les propos de Paul Mizrahi. Pourquoi ? BlackFin va octroyer des tickets qui vont aller de 2 à 7 millions d’euros, mais peuvent atteindre 15 ou 20 millions d’euros pour soutenir les meilleures fintechs européennes BtoB dans leurs différents tours de table : de la phase d’amorçage à la série C de développement en passant par les séries A et B.
Les objectifs ? D’une part, fournir des opportunités commerciales aux jeunes pousses en s’appuyant sur la forte expertise de BlackFin dans le secteur et leur donner des conseils règlementaires. D’autre part, prévoir leurs éventuelles cessions. « Le champ des acquéreurs potentiels des startups dans lesquelles nous investissons s’est élargi. Outre les banques et les fonds d’investissement, de plus en plus de groupes de médias, de télécoms ou de technologies s’intéressent aux fintechs et veulent entrer sur ces marchés », continue Paul Mizrahi.
Actuellement, 4 fintechs sont en cours d’étude (française, belge, allemande et néerlandaise). Comme la moitié des opérations de la société de gestion, le premier investissement de BlackFin Tech 1 devrait concerner une assurtech.

Une équipe hautement qualifiée triée sur le volet

Pour atteindre ses objectifs, BlackFin s’entoure des meilleurs collaborateurs. Trois professionnels ont déjà été engagés présidés par Julien Creuzé, directeur d’investissement de BlackFin dans les pays francophones, et Maxime Mandin, directeur d’investissement dans les pays germanophones. Avant la fin de l’année, l’équipe devrait être composée de 6 experts dans le domaine.
Par ailleurs, BlackFin mise sur une communauté de plus de 25 venture partners européens, composés entre autres de business angels, de cadres retraités de grands groupes financiers et de consultants pour les aider dans la sélection des dossiers. Leurs missions ? Sourcer et qualifier les opportunités d’investissement de BlackFin selon toujours Paul Mizrah. Grâce à leurs réseaux et à leurs expériences de plusieurs années, ce sont de véritables atouts pour accélérer le développement des fintechs qui font partie du portefeuille de la société de gestion.
Avec New Alpha Management Asset, BlackFin ouvre la voie aux fonds d’investissement 100 % fintech. Espérons que d’autres fonds de capital-innovation voient le jour et que les entrepreneurs saisissent l’opportunité de telles initiatives.


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