Campagne inédite sur Instagram contre les arnaques en ligne

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Cybermalveillance.gouv.fr et Mastercard mènent la campagne « Fraude Fight Club » sur Instagram. Visant à lutter contre la fraude par ingénierie sociale, cette initiative s’adresse aux 25-35 ans, victimes oubliées de ces arnaques de plus en plus fréquentes.

Un SMS vous signalant que vous n’avez pas réglé une amende dont vous n’avez aucun souvenir, un e-mail douteux provenant de votre banque… Vous avez certainement déjà été témoins de tentative de fraude par ingénierie sociale. Aussi appelées « fraudes par manipulation », ces techniques consistent à vous faire donner volontairement vos coordonnées bancaires. Et faire en sorte que vos banques ne puissent rien faire pour vous, une fois l’arnaque réussie.

C’est pour lutter contre ces fraudes, de plus en plus fréquentes, que Cybermalveillance.gouv.fr et Mastercard ont lancé le 5 avril dernier la campagne « Fraude Fight Club ». Une initiative présente uniquement sur Instagram, condensant témoignages de victimes, conseils et quizz autour des arnaques. La campagne vise les 25-35 ans, victimes oubliées de la fraude en ligne. Contrairement aux idées reçues, cette génération « est victime de fraude au même titre que les autres », selon Violette Bouveret, vice-présidente solution designer de projets à impacts au sein de Mastercard France. « Parce qu’elles ont une surface d’attaque qui est très importante. Et elles ont un sentiment d’invulnérabilité, elles ne se sentent pas concernées », complète-t-elle.

Et ce n’est pas un hasard si cette tranche d’âge est dans le viseur de la campagne : « Ce sont des gens extrêmement connectés. Donc en passant par eux on espère toucher toute leur communauté », affirme Violette Bouveret. Avant d’ajouter : « Tout le positionnement de la campagne c’est “aidez vos proches”.

Si le compte Instagram Fraude Fight Club est actif depuis début avril, « les campagnes massives n’ont pas encore été lancées » selon Violette Bouveret. L’initiative va maintenant se concentrer sur deux gros piliers. « Le premier va être des influenceurs qu’on a sélectionné précisément pour qu’ils orientent les citoyens vers la plateforme », explique la représentante de Mastercard. Le deuxième va se focaliser sur des banques ou des institutions publiques. Ces partenaires auront pour mission de faire du marketing direct auprès de leurs clients, pour leur faire connaître le compte Instagram de la campagne.

Le mot d’ordre de la campagne : « Je m’arrête, je questionne, je vérifie ».

« Des techniques extrêmement sophistiquées et variées »

Une initiative importante alors que ces arnaques consistent à « se faire manipuler par des gens qui ont des techniques extrêmement sophistiquées et variées », selon Violette Bouveret. « Ils ont une hyper réactivité et une hyper contextualisation de l’actualité », affirme quand à lui Jérôme Notin, directeur général de Cybermalveillance.gouv.fr. En prenant l’exemple des cagnottes en ligne mises en place suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris. « Le soir même, alors que Notre-Dame était encore en train de brûler, il y avait des faux sites de cagnottes en ligne », raconte-t-il.

Parmi les arnaques les plus répandues : la violation de données, le piratage de compte, ou encore les faux conseillers bancaires, qui appellent directement leurs victimes pour leur faire croire qu’un mouvement frauduleux a été constaté sur leur compte. « Tout ça n’est possible que parce qu’il y a eu une phase de collecte d’informations à travers l’hameçonnage », explique Jérôme Notin.

Et personne n’est réellement à l’abri de ces arnaques, en grande partie à cause des informations que nous dispersons sur Internet sans le savoir. « Ces gens font énormément de recherches en source ouverte et connaissent plein de choses sur moi au moment où ils m’appellent. Parce que ces choses, je n’ai pas conscience que je les ai mises sur Internet et elles vont être utilisées pour la mise en confiance », explique Violette Bouveret.

Cette dernière rappelle également que derrière ces fraudes se cachent « principalement des réseaux mafieux et terroristes ». « Nous ne sommes pas en train de parler de deux ou trois hackers qui sont dans leur garage. C’est vraiment une menace très importante. Et ce qu’on prévient comme fraude, c’est de l’argent que l’on ne donne pas comme moyen à ces réseaux », affirme-t-elle.

Ne pas paniquer et ne pas hésiter à porter plainte

Alors comment lutter contre ces arnaques ? Le premier facteur à relever est le doute qui s’installe dans la tête du consommateur, selon Violette Bouveret. « Les victimes que l’on a interrogées ont quasiment toujours eu le doute [avant de se faire arnaquer] », explique-t-elle. Jérôme Notin rappelle quant à lui les bases pour éviter de subir une fraude : « Ne jamais cliquer sur les liens, et aller directement sur le site ou l’application de la banque quand on a soi-disant reçu un mail ou un SMS ». Si on a été en contact avec un faux conseiller bancaire, « ne pas paniquer, raccrocher, et rappeler immédiatement sa banque pour savoir s’il y a des actions frauduleuses ».

Les deux représentants incitent également les victimes à porter plainte. Même si ces dernières n’ont pas de retour, leurs témoignages peuvent aider les enquêteurs à les mener jusqu’aux cybercriminels, et aider ainsi d’autres victimes.

Pour ce qui est de Fraude Fight Club, « la campagne s’arrêtera quand les cyberattaques s’arrêteront », selon Violette Bouveret. « Il faut le voir comme un espace vers lequel on va renvoyer au maximum les gens. Il y aura des périodes d’animation, des budgets qui seront mis, tant qu’on verra que cette fraude ne décline pas […] Pour le moment, c’est un espace qui a vocation à s’enrichir et à se mettre à jour, avec tout ce qui va advenir et qu’on ne connaît pas encore », explique-t-elle. La « première étape », d’une initiative qui pourrait à l’avenir s’étendre au-delà des réseaux sociaux.

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