Banques & Fintechs : réinventons l'expérience de demain !

La digitalisation bancaire est un sujet qui continue à faire couler beaucoup d’encre. Faut-il automatiser un domaine vieux comme le monde pour survivre à la vague des fintechs ? Car il ne faut pas se leurrer, ces derniers ont considérablement bousculé l’univers financier.

Les fintechs sont là, et bien là !

Depuis la démocratisation du service bancaire, beaucoup de grands groupes ont senti le sol trembler sous leurs pieds. Il faut dire qu’après la crise de 2008, les Français ont du mal à faire confiance aux établissements bancaires. Une étude réalisée par Ipsos en 2014 confirme cette tendance et révèle que 65 % des Français sont méfiants à l’égard des banques. « Le malheur des uns fait le bonheur des autres », les fintechs ont profité de cette opportunité pour concurrencer la banque traditionnelle et s’imposer dans un secteur conformiste. En misant sur l’expérience utilisateur et le service client, ces startups ont réussi à séduire les consommateurs.
Mais pas seulement, car les banques commencent à voir ces concurrents d’hier comme les partenaires de demain (à voir aussi : Banques et fintechs : « de la confrontation à la co-évolution »). Puisque les deux entités tendent vers le même but, pourquoi ne pas unir les forces ?
 

Banque et fintechs : vers un partenariat inévitable sur la voie de la digitalisation bancaire

Aujourd’hui, banques et fintechs reconnaissent que leur réussite (et leur survie !) réside dans un partenariat. Les rachats successifs de fintechs par de grands groupes bancaires en sont la preuve. Le dernier en date ? L’acquisition de Compte Nickel par la BNP Paribas, un sujet brûlant qui a fait beaucoup de bruit et que nous avions évoqué dans l’un de nos articles. Force est de constater que malgré une ascension fulgurante, les fintechs ont du mal à séduire les consommateurs. D’un côté, cela vient de leur manque de règlementation.
En effet, malgré une souplesse de la Commission européenne à l’égard des fintechs, elles ont du mal à faire l’unanimité — auprès du public comme auprès de certaines entités de la Commission — notamment parce qu’elles restent des risques majeurs pour le développement de la cybercriminalité et du blanchiment d’argent. D’un autre côté, beaucoup de ces jeunes pousses reconnaissent qu’il y a des domaines où la banque excelle comme le cantonnement des fonds des clients, l’émission de crédit, la gestion actif-passif, ou la comptabilité.
Pour les banques, l’association avec les fintechs va permettre d’apporter un souffle nouveau à leurs services. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. : 43,3 % des consommateurs préfèrent passer par une fintech pour ouvrir un compte. Mais comment faire face à cette déferlante ? C’est en facilitant l’accès aux services bancaires (prêt, paiement par carte, remboursement…) que les banques pourront maintenir une relation privilégiée avec leurs clients. Et cela passe par la mise en place de nouveaux systèmes informatiques. Malheureusement, cela coûte cher, d’où l’intérêt d’externaliser certains services en faisant appel aux fintechs. C’est via une digitalisation bancaire que les institutions financières pourront se maintenir — et à long terme — accroître leur rentabilité.
 

Les fintechs, des disrupteurs peut-être, mais des modèles à suivre avant tout

Il est évident que les banques doivent se réinventer pour reconquérir leurs clients. Remettre l’humain au cœur des priorités, inventer de nouveaux modèles de société d’argent, ce sont les défis qui attendent les groupes financiers pour les prochaines années. Les fintechs l’ont bien compris et misent sur la simplicité ainsi que la rapidité de leurs services pour faciliter le quotidien des utilisateurs, à l’instar de SlimPay (retrouvez leur start-up pitch : SlimPay accompagne la révolution des paiements), la jeune pousse spécialisée dans les paiements par prélèvement, ou Pumpkin (dont nous avions interviewé le co-fondateur Constantin Wolfrom) qui propose un remboursement entre amis (à l’issue d’un voyage, d’un dîner au restaurant…) de manière instantanée grâce à une simple application mobile. Lydia va encore plus loin en proposant de payer ses dépenses quotidiennes avec son smartphone.
Pour les banques il s’agit d’offrir de nouveaux services financiers spécialisés : paiements en ligne, cartes, prêts… via des outils simples et innovants comme les services d’investissement ou de paiement.
C’est en offrant un service bancaire sur mesure que la banque pourra améliorer son expérience client et réellement se réinventer.


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