Quand les fintechs se lancent à l’assaut du BtoB !

Après avoir bouleversé le secteur des services bancaires destinés aux particuliers, les fintechs s’attaquent aux comptes bancaires professionnels. Auto-entrepreneurs, profession libérale, TPE, PME… toutes ces cibles intéressent les nouveaux acteurs de la finance. La question qui se pose alors est la suivante : est-ce que les fintechs peuvent réellement concurrencer les banques traditionnelles ?

N26 Business : la néobanque allemande lance une opération séduction auprès des auto-entrepreneurs

Forte de son succès auprès des clients particuliers, c’est tout naturellement que la pionnière de la banque sur smartphone a migré vers le BtoB. Il faut dire que ce n’était pas bien difficile de se positionner sur cette niche : les petits entrepreneurs sont las des banques qui leur proposent des services inappropriés à leurs besoins quotidiens et la banque allemande 100 % mobile l’a bien compris.
Ainsi, N26 a inauguré au début de l’année son compte N26 Business pour attirer les travailleurs freelances et indépendants qui souhaitent avoir une vision claire de leurs finances professionnelles et personnelles. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette tendance a déferlé sur l’Europe, telle une vague géante. En France, notamment, où des fintechs comme Ibanfirst, Monaize et Qonto n’hésitent pas à concurrencer les institutions financières traditionnelles.

Des offres de banque mobile plus intuitive et plus humaine que les banques traditionnelles

Compte courant, numéro IBAN pour effectuer des virements et recevoir des paiements, une ou plusieurs cartes de paiement (physiques ou virtuelles), assurance professionnelle, financement (via crowdfunding ou crowdlending)… tout y est pour convaincre les professionnels d’ouvrir un compte mobile.
La différence se situe au niveau de la qualité du service. L’offre de banque mobile proposée par les fintechs est personnalisée. Et ce, dans un seul et unique but : aider les auto-entrepreneurs, les travailleurs freelances et indépendants à démarrer leur activité et à gérer leurs finances en toute facilité.
La fintech Qonto, par exemple, qui cible en priorité les libéraux et les petites entreprises, ambitionne de devenir la banque des startups. Qonto estime que les professionnels méritent eux aussi de profiter de la révolution bancaire et veut leur apporter les avantages dont les clients particuliers bénéficient déjà. La particularité de Qonto ? Elle propose des outils pour faciliter la comptabilité au quotidien : gestion des fiches de paie, notes de frais… tout se fait en deux temps trois mouvements.
D’autre part, Ibanfirst, une plateforme de services financiers pour les PME s’est fixé pour objectif de concurrencer les banques traditionnelles sur différents segments tels que le change et les transferts internationaux. Par ailleurs, il est utile de noter que Ibanfirst est, à ce jour, la seule plateforme qui permet aux PME d’accéder à des services de banking multidevises en ligne.

Fintechs, quels atouts ?

Les fintechs proposent de fluidifier le parcours client et d’offrir une expérience client inédite à travers :

  • une procédure expresse : l’ouverture du compte professionnel se fait en moins de 10 minutes ;
  • une offre sur mesure, contrairement aux banques traditionnelles qui proposent des services généralisés, en inadéquation avec les besoins des auto-entrepreneurs (les fintechs peuvent par exemple se spécialiser dans l’affacturage pour répondre aux besoins d’une entreprise) ;
  • des tarifs défiant toute concurrence : chez Qonto, par exemple, les services sont 50 % moins chers que ceux des banques traditionnelles ;
  • plus de transparence.

 


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