Les professionnels de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) du secteur financier ne courent pas les rues… nous en avons rencontré deux qui ont accepté de nous livrer leur vision et leurs actions pour une industrie financière plus engagée.

Nicholas Vantreese est Responsable du développement durable et de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise pour La Banque Postale. François Garreau est charge de la Mission RSE chez Generali et Président de la Commission de Développement Durable pour la Fédération Française de l’Assurance (FFA).

La conversation a été riche… tellement riche que nous avons décidé de vous la proposer en 2 temps. Première partie cette semaine et deuxième partie la semaine prochaine (lundi 28 janvier).

Nicholas Vantreese, pouvez-vous vous présenter et nous parler de vos missions ?

@Nicolas Vantreese

Je suis Responsable du développement durable et de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise pour la Banque Postale. Je préside par ailleurs la Commission grand public du Forum pour l’Investissement Responsable (qui organise chaque année la semaine de la finance responsable) au titre de mon appartenance à une grande banque de détail à réseaux.

Mes missions regroupent la définition et la mise en place de la politique environnementale de La Banque Postale, qui inclut tous les programmes de mesure, de réduction et de compensation de nos émissions carbone. L’équipe s’occupe également de la production des reporting réglementaires : il y a une charge de plus en plus croissante en matière d’obligation de communication de nos performances financières. Une charge qui s’impose aux entreprises au sens large mais en particulier aux établissements financiers. Et c’est une bonne chose ! C’est le signe que les parties prenantes clés, au premier rang desquelles on retrouve les investisseurs, s’intéressent à d’autres éléments que la simple performance financière des entreprises dans lesquelles ils investissent.

Je m’occupe par ailleurs de l’intégration des enjeux extra-financiers, c’est-à-dire nos enjeux ESG (environnementaux, sociaux et gouvernance) pour l’ensemble de nos métiers et de nos process internes. Nous travaillons donc en étroite collaboration avec les équipes du Marketing, de la Finance, de la Conformité, des Risques, du Financement etc. pour les aider à enrichir leur prisme opérationnel de notions extra-financières.

Au final, mon rôle consiste à opérer une veille sur les nouvelles tendances sociétales émergentes, à identifier les acteurs internes concernés, à les mettre en relation et à faire vivre le projet de façon transverse jusqu’à ce qu’il vive de façon autonome.Avant d’intégrer La Banque Postale, je travaillais dans le secteur du conseil et plus précisément sur les thématiques d’amélioration de la productivité et de réduction des coûts. C’est par une prise de conscience personnelle que j’ai décidé de me réorienter vers la RSE. Pour ce faire, j’ai rejoint le milieu associatif. J’ai été pendant 2 ans responsable du Club Finance de l’Observatoire sur les Responsabilités sociétales des entreprises (ORSE) où j’étais en charge de l’animation du réseau des directeurs de Développement Durable des banques françaises.

François Garreau, pouvez-vous nous parler de votre vision de la RSE et de vos missions ?

@François Garreau

La RSE c’est le développement durable appliqué à l’entreprise. Et lorsque l’on parle de RSE dans l’assurance, il faut déjà avoir conscience que l’on fait un gros pléonasme. Notre activité est impactée de tous bords : par les conditions climatiques, par les évolutions démographiques (avec le vieillissement de la population, l’impact sur les retraites et la dépendance), par les évolutions technologiques, par la réglementation et la volonté des régulateurs, par les bouleversements économiques et sociaux … Il n’y a pas un sujet qui n’impacte pas l’activité d’assurance. Nous sommes un peu comme Monsieur Jourdain : on post-rationalise beaucoup de choses, mais on en fait depuis longtemps sans le savoir. Aujourd’hui, les enjeux sont sur la place publique. Depuis la COP21, nos choix de fond sont plus impactés par ces grands enjeux et notamment le changement climatique. Il faut aussi parler de l’impact sur la biodiversité que l’on minore encore beaucoup qui causera plus sûrement l’effondrement de l’espèce humaine  que l’effondrement de la planète.

La RSE repose sur deux grands piliers : le premier qui est core business et le second de nature sociétal. Aujourd’hui, si on ne mélange plus les deux ils se soutiennent naturellement. Chez Generali, les engagements sociétaux relèvent de notre stratégie de communication et de la volonté d’être le plus matériel possible entre nos engagements et ce que fait la marque. La RSE doit toucher très concrètement la manière dont on exerce notre métier.

On oublie de façon quasi systématique que, en tant qu’assureur, nous sommes porteurs de risques mais aussi des investisseurs. Aujourd’hui, les changements climatiques nous impactent à la fois en tant qu’assureur (lorsqu’un événement climatique comme un ouragan survient, j’appelle mon assureur) et en tant qu’investisseur. 90% de notre business, c’est investir pour garantir notre capacité à répondre à tous nos engagements financiers dans la durée. Donc on ne doit pas seulement être vigilant sur la seule prévention des risques liés à l’activité humaine ou climatique. Chez Generali, cette activité est structurée depuis 2008 : nous avons une politique d’investissement et une politique de souscription  (les critères ESG-climat sont appliqués à la création ou mise à jour de nos offres financières et désormais dans l’évaluation des offres dommages). Nous avons été de pionniers pour l’assurance dommage, destinée aux entreprises et aux professionnels, avec la création d’un audit (Generali Performance Globale PME et Enseigne) en 60 critères, dont la moitié de RSE, pour évaluer tous les risques liés au capital matériel et immatériel. Cela nous permet de détecter au-delà des risques classiques d’évaluer les risques liés aux critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Cet audit permet d’identifier les caractéristiques des entreprises les plus avancées en matière de RSE et d’accompagner celle dont la maturité peut progresser. On peut aller jusqu’à leur octroyer un label. Ces indications ESG sont infiniment plus prédictives que d’autres critères sur des risques à venir.

Par exemple, une PME ou un réseau à franchise dont la une gouvernance n’est pas formée ou sensibilisée aux principes de sécurité, et connaissant un turn-over important, aura de grandes chances d’être beaucoup moins résiliente qu’une entreprise mature sur ces sujets… Cette approche est clé pour le dirigeant qui peut ainsi ré évaluer avec son partenaire Generali sa politique de management des risques matériels et immatériels (qui ne sont pas toujours assurable et qui concours énormément à la chaîne de valeur de l’entreprise).

Ces enjeux RSE pénètrent de plus en plus les business model des entreprises d‘assurances. En plus d’impacter les investissements et les souscriptions, elles touchent également aux achats. Aujourd’hui, nous avons aussi des enjeux liés à la data responsable. La banque et l’assurance ne capture pas plus de données que pleins d’autres secteurs. Simplement, la sensibilité autour de la data est dix fois plus forte qu’ailleurs. Alors qu’on n’hésite pas à publier sur nos réseaux sociaux des tas d’informations sur nous (jusqu’à l’indécence parfois), nous trouvons cela insupportable que ça arrive jusqu’à notre banquier ou assureur !

Nous devons donc prendre des engagements sur la data privacy pour rassurer. Demain les marques qui fonctionneront et généreront de la préférence  seront des marques qui auront pris des engagements forts et apporté des garanties. Il est également nécessaire d’avoir des contrats plus clairs. Il faut y associer les parties prenantes comme la CNIL, les associations de consommateur, etc.

C’est un enjeu de réputation et de business. Si l’on perd la confiance des assurés, paradoxalement ils préfèreront peut-être aller vers des Google ou autres sociétés technologiques.

C’est un enjeu de réputation et de business. Si l’on perd la confiance des assurés, paradoxalement ils préfèreront peut-être aller vers des Google ou autres sociétés technologiques.

François Garreau

Nicholas Vantreese, quels sont les grands engagements et objectifs de la politique RSE de La Banque Postale ?

@Nicolas Vantreese

Les quatre engagements macro de notre politique RSE s’articulent autour de nos parties prenantes : nos clients, nos collaborateurs, la société des territoires et la planète. L’engagement envers nos clients est d’être bien entendu à la hauteur de notre mission d’intérêt général. Autrement dit, d’être LA banque de l’accessibilité bancaire en luttant contre l’exclusion financière qu’elle soit physique ou numérique. Nous œuvrons également à proposer une offre citoyenne pour tous, permettant ainsi par exemple à chacun de participer à la transition énergétique au travers d’une gamme de prêts vert dédiée ou encore en ayant décidé un passage à une gestion d’actifs 100% ISR (Investissement Socialement Responsable) d’ici 2020. La Banque Postale Asset Management est ainsi le premier gestionnaire d’actifs d’envergure à s’engager à une telle échelle sur la voie de la finance responsable.

Pour nos collaborateurs, nous avons bien évidemment à cœur  d’être un employeur responsable, c’est-à-dire de former nos collaborateurs favorisant ainsi leur employabilité, de lutter contre toutes formes d’inégalité grâce à la création d’une Mission Diversité Handicap et d’améliorer la qualité de vie au travail. Pour cela nous pouvons nous appuyer sur la richesse du dialogue social interne qui aboutit plusieurs fois par an à la signature d’accords collectifs.

Concernant la société des territoires, nous sommes une banque avec un fort ancrage territorial grâce au réseau des bureaux de Poste. Notre ambition est de contribuer au développement économique et social, de favoriser le développement de l’économie collaborative et de rester un acteur majeur du financement des collectivités locales. Nos collaborateurs sont également des acteurs clés de cette ambition car ils prennent une part active dans les programmes de bénévolat et de mécénat de compétence auprès du tissu associatif local.

Pour finir avec la planète, nous aspirons à jouer un rôle actif dans  la lutte contre le changement climatique puisque nous opérons au sein du Groupe La Poste, lui-même engagé dans un programme prioritaire sur la transition énergétique et écologique. La Banque Postale est un peu le bras financier de ces opérations. Nous sommes attentifs à nos propres émissions, c’est pour cela que nous avons engagé dès 2014 un programme intitulé « Fonds carbone » qui a abouti en 2018, à la neutralité carbone complète et intégrale sur l’ensemble de notre périmètre d’activités opérationnelles, incluant les transports domicile-travail des collaborateurs. Cela se reflète également sur notre offre de produits et services car nous avons développé une gamme qui permet aux particuliers et aux professionnels d’eux-mêmes oeuvrer pour le changement climatique.

François Garreau, quel est le rôle et les objectifs de la Commission Développement Durable de la Fédération française de l’assurance ?

@François Garreau

A la Fédération française de l’assurance, nous avons un rôle de veille, de soutien et d’acculturation de la profession autour des enjeux liés au développement durable. La première mission que nous nous sommes donnée est d’assurer de la transversalité. Aujourd’hui, il n’y a pas un problème que nous pouvons traiter de manière autonome. Les banques et les assurances sont des secteurs très en silos, or les problèmes auxquels nous devons faire face nécessitent plusieurs types de compétences.

Par exemple pour les enjeux liés au climat, chez un assureur j’ai besoin de travailler avec la direction des investissements, la direction des risques & risques naturels et la direction RSE. Ce sont l’ensemble de ces acteurs qui vont trouver des solutions pour améliorer notre résilience collective et individuelle, par la prévention de nos clients. C’est ce que nous avons essayé de faire à la Fédération Française de l’Assurance en créant des commissions mixtes. En pratique, cela permet que des personnes d’horizons différents et de cultures différentes puissent trouver ensemble des solutions beaucoup plus pertinentes.

A la Fédération, nous avons ce sujet global d’acculturation collective. S’y ajoute notre volonté de faire monter en compétences les professionnels sur des enjeux très matériels. Nous veillons également à ce que les nouvelles réglementations soient en accord avec ce que nous préconisons. Par exemple avec la loi PACTE, nous sommes attentifs à ce que pourrait modifier l’objet social des entreprises, pour intégrer les questions environnementales et sociales. Les modèles de fonctionnement ne sont pas adaptés en interne aujourd’hui et il faut essayer d’anticiper les impacts.

A la Fédération, nous avons aussi comme mission de produire un certain nombre de guides à destination des professionnels. L’année dernière nous avons créé un guide sur l’intégration des enjeux climats dans les stratégies d’investissement, un guide sur le nouveau reporting RSE, un guide des bonnes pratiques en matière d’exclusion, etc. Nous avons également crée une charte RSE pour l’ensemble de la profession et un baromètre permanent et annuel pour évaluer les engagements pris par la profession sur différents sujets (sortie du charbon, etc.). En parallèle, nous avons créé des groupes de travail transverses avec le MEDEF et l’AFG sur le dialogue entre émetteurs et investisseurs. Au final, nos actions sont très professionnelles et concrètes, ce n’est pas seulement une question de communication.

Fort de tous ces travaux, en 2019; nous allons vers une stratégie d’embarquement, de partage et de formation. La fédération deviendra un lieu d’échanges efficace pour que les entreprise d’assurance puissent mieux former et sensibiliser ces professionnels sur certaines thématiques RSE et pour accompagner les compagnies ou mutuelles sur leurs stratégie RSE.

Il devient nécessaire que tous les assureurs aient un professionnel à plein temps sur ces sujets, et non un professionnel des ressources humaines ou de la communication qui soit à mi-temps sur la RSE.

La RSE est un levier en matière de créativité, d’engagement réellement intéressant et différenciant si on s’y prend bien !

Est-ce que vos politiques RSE sont nécessairement alignées sur l’Accord de Paris (comme par exemple le désinvestissement des énergies fossiles) et aux autres directives gouvernementales ?

@Nicholas Vantreese

Bien entendu. Nous ne pouvons pas faire abstraction des grandes tendances macro-économiques et sociétales qui animent le secteur financier et plus largement l’ensemble de la sphère économique. Notre politique est alignée sur l’Accord de Paris qui a d’ailleurs été un accélérateur de notre engagement. A cette occasion, nous avons proposé plusieurs offres comme notre gamme verte qui permet aux particuliers de s’équiper de solutions de mobilité douces ou de financer des projets d’amélioration de la performance énergétique de leur logement, à des conditions avantageuses. La Banque Postale s’est également volontiers mis au diapason des obligations de reporting climatique issues de la Loi sur la Transition énergétique et pour la Croissance Verte qui a été rédigée en amont de la COP 21. Au-delà de l’accord de Paris, d’autres référentiels non réglementaires deviennent aussi incontournables, à l’image des Objectifs du Développement Durable de l’ONU ou encore des principes du reporting intégré de l’IIRC (International Integrated Reporting Council) qui redéfinissent la façon dont les entreprises présentent leur modèle d’affaire.

En tant que banque d’utilité publique, nous regardons les directives gouvernementales de très près. Quand l’Etat demande des efforts particuliers aux banques pour soutenir le pouvoir d’achat, pour faciliter l’acquisition de véhicules électriques ou pour désinvestir des secteurs à fort impact environnemental – comme le charbon -, cela nous convient, d’autant que nous étions en avance sur ces mesures. Nous refusions déjà de financer ce type de secteurs. Notre département “Financement d’actifs et de projets” lorsqu’il investit dans le secteur de l’énergie, ne finance que les EnR (Energies Renouvelables). C’est une posture claire et simple. Cette ligne de conduite est la même depuis le lancement de ce département.

Nous sommes également engagés sur les enjeux publics de santé : nous sommes un acteur majeur du financement du secteur hospitalier public et récemment nous avons rejoint une coalition anti-tabac. Nous nous sommes engagés à ne plus financer les acteurs du tabac. Cela fait partie des engagements que l’on prend bien volontiers car ils sont en phase avec nos valeurs de Banque Citoyenne.

J’ajoute ici un point important : dans les discours des plus activistes, on a parfois une vision très manichéenne. Lorsqu’un secteur est désigné comme néfaste, on décide de ne plus y aller. Mais il ne faut pas oublier que dans le terme de transition énergétique, il y a le mot « transition ». Il nous faut pouvoir continuer à accompagner certains acteurs qui sont prêt à s’engager dans cette transition. C’est pour cela que nous nous sommes engagés dans l’initiative du Science Based Target qui vise à fixer une trajectoire, selon une base scientifique, pour la réduction progressive de nos émissions indirectes de nos produits et services, de nos portefeuilles d’investissement et de nos financements. L’objectif est que cette trajectoire soit conforme aux objectifs de l’Accord de Paris, tout en nous permettant de continuer à financer les acteurs engagés dans la transition énergétique

Pour notre empreinte directe, nous n’avons pas attendu que les instances gouvernementales imposent des directives. Nous avons volontairement internalisé le coût de notre empreinte carbone. Nous avons mesuré toutes nos émissions de CO2 et pour chaque tonne émise, nous avons affecté un coût unitaire de 10 euros la tonne. Ce mécanisme permet de dégager une enveloppe financière grâce à laquelle nous finançons en interne des projets pour réduire notre empreinte carbone, des projets à forte valeur ajoutée environnementale sur le territoire national et des projets de compensation carbone nous permettant d’arriver à la neutralité carbone. Notre démarche est donc complète et cohérente.

Derrière chacun de nos discours, nous avons une réalité concrète.

@François Garreau

Chez Generali, nous sommes en avance et nous essayons d’anticiper. Nous dialoguons avec nos autorités de tutelle, avec la direction générale du Trésor, avec les autorités de contrôles et un certain nombre d’ONG. La RSE c’est d’abord du dialogue, il faut en avoir conscience. Un responsable RSE qui n’échange avec personne, c’est une faute professionnelle ! D’autres superbes enseignes sont engagées sur ces sujets : je pense notamment à AXA, à la MAIF, à la MACIF, à Allianz, AG2R La Mondiale… et bien d’autres.

Les assureurs français sont engagés : 85 % ont pris des engagements publics et près de 90% ont adhéré à des chartes ou initiatives internationales en matière ESG-climat (PRI, IICGG, CDP…)

Par rapport aux attentes gouvernementales, nous avons pris des engagements : sur le charbon, sur le pouvoir d’achat de nos assurés. Chez les assureurs, nous sommes plutôt des bons élèves et je dis cela sans aucune auto-flatterie. Nous sommes à l’écoute mais nous n’avons pas toujours fait bien notre travail en faisant preuve de suffisamment pédagogie sur ce qu’est la réalité de la mission d’un assureur : la conséquence, nous n’avons pas toujours une image très glamour ! Mais cela progresse !

Il ne faut pas oublier que dans le terme de transition énergétique, il y a le mot « transition ». Il nous faut pouvoir continuer à accompagner certains acteurs qui sont prêt à s’engager dans cette transition.

Nicholas Vantreese

La suite de la conversation croisée entre François Garreau et Nicholas Vantreese sera disponible le lundi 28 janvier !

Nicholas Vantreese - La Banque Postale RSE

Nicholas Vantreese est Responsable RSE du groupe La Banque Postale. A ce titre, il élabore et déploie la stratégie de Développement Durable de la Banque, pilote la politique environnementale et garanti la bonne prise en compte des critères extra-financiers dans les métiers de la Banque. Il supervise également la remontée des informations dans le cadre du reporting extra-financiers.

Nicholas a débuté sa carrière dans le conseil, en management interculturel d’abord, puis à l’international (Nigéria, GB, Belgique) en tant que Sr Process Consultant aidant de grands groupes (Total, ABB, Dexia) à développer, mettre en place et assurer le suivi de nouveau système de management opérationnel.

En 2006, il rejoint l’Observatoire sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE) en tant que Responsable du Club Finance. Il est alors chargé d’animer le réseau des responsables DD des banques/assurances de la Place de Paris et de proposer des outils afin de les accompagner dans le déploiement stratégique de leur démarche de RSE et de Développement Durable.

Fin 2007, il rejoint le pôle Développement Durable à La Banque Postale, dont il prend la responsabilité en 2012.

Nicholas Vantreese est titulaire d’un Master en Management international de Skema business school, ainsi que d’un minor en Cross Cultural Behavior de l’Université de Concordia au Canada.

François Garreau - Generali FFA RSE

François Garreau a exercé la majorité de sa carrière dans l’industrie financière.

D’abord manager au sein de Procter & Gamble en 1988, il devient contrôleur de gestion en 1989 successivement au sein de la BNP, puis du Groupe Caisse d’Epargne, où il occupe ensuite le poste de responsable des analyses stratégiques rattaché au département marketing. En 1995, il évolue en tant que directeur marketing et communication au sein de la division Ecureuil Assurances IARD (Incendie, Accidents et Risques Divers).

François Garreau rejoint Generali IARD en 2000 en qualité de responsable marketing particulier et professionnel. En 2003, il est nommé inspecteur pour l’Ile-de-France au sein de la filiale Generali Vie.

En 2008, il prend la fonction de directeur adjoint en charge de la communication et de la RSE au sein de Generali France. Depuis 2013, François Garreau est en charge de la Mission RSE auprès du ComEx pour Generali France. Il préside également la commission Développement Durable de la Fédération Française de l’Assurance (FFA) depuis 2018.

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