Rapport KPMG : les fintechs les plus innovantes s'internationalisent

29 pays représentés en 2017 dans le top 100 du classement mondial KPMG des fintechs les plus innovantes, contre 22 en 2016. La tendance se confirme. Le monde commence à s’ouvrir à la finance 2.0. Malgré la domination chinoise qui occupe les trois plus hautes marches du podium, la France commence à faire parler d’elle. Et ce, grâce à six fintechs dans le top 100, soit deux fois plus qu’en 2016.

La Chine, leader mondial des fintechs

Cette année encore, l’Empire du Milieu n’a pas failli à sa réputation de leader mondial des startups de la finance. En tout, 9 fintechs chinoises figurent dans le top 100 de KPMG et H2 Ventures, dont 5 dans le top 10. Pour la deuxième année consécutive, Ant Financial occupe la première place. Rien qu’en Chine, cette fintech spécialisée dans le paiement en ligne compte près de 520 millions d’utilisateurs. « La Fintech en Chine est plus avancée qu’en Europe. Le gouvernement et les géants de l’Internet Alibaba et Tencent ont fortement soutenu les nouveaux venus », affirme Shaun Rein, consultant et auteur d’un livre sur l’innovation en Chine. Un point de vue partagé par Fabrice Odent, associé KPMG, responsable des activités Financial Services qui l’explique. « Avec neuf fintechs représentées dans le classement total, la Chine reste le leader mondial incontournable des startups de la finance ».
Les deux autres marches du podium sont occupées respectivement par ZhongAn, une insurtech qui se targue d’avoir vendu 8 milliards de polices d’assurance à plus de 500 millions d’utilisateurs. Et Qudian, une plateforme de crowdfunding.

L’Europe bien représentée dans ce classement KPMG

41 % des fintechs figurant dans le top 100 sont européennes. Kreditech, la plateforme de prêt allemande occupe la 7e place. Elle est suivie de près par Atom Bank. Selon le Finacial Times, avec plus de 7000 utilisateurs pour le compte épargne rémunéré, la néobanque anglaise à la 8e place.
Mais là où les fintechs européennes sont multiprésentes, c’est dans la catégorie « Emering 50 ». Cette dernière regroupe les fintechs du futur, celles qui proposent des services totalement inédits. Et sans nul doute, elles deviendront les nouveaux business model de l’industrie financière. Elles bouleversent déjà l’écosystème financier tout en attirant les investisseurs et les institutions traditionnelles.
En tout, ces fintechs disruptives représentent 73 % des fintechs de ce classement KPMG. « Le monde de la Fintech bouge extrêmement vite. Et constitue un accélérateur formidable de la transformation. La capacité de disposer de données de qualité ainsi que d’excellents outils d’analyse et de prédiction est fondamentale pour rester ou devenir un acteur majeur dans le secteur financier. Et ce, que cet acteur soit un établissement traditionnel ou une Fintech » affirme Fabrice Odent

Les fintechs françaises de plus en plus dynamiques

Trois l’année dernière, six cette année. Les fintechs françaises sont en pleine croissance. Il faut dire que l’environnement politique et les différentes mesures d’accompagnement mises en place par le gouvernement ont fortement contribué à cette évolution rapide de l’écosystème fintech tricolore. Plus le dynamisme des entrepreneurs français bien évidemment.
Si Lendix occupe la 45e place de la catégorie « Leading 50 ». Celle-ci réunit les 50 fintechs les plus dynamiques au monde en matière d’innovation. Ainsi qu’en termes d’activité de recherche de capitaux, de taille et de portée. Les 5 autres fintechs françaises font partie des « Emerging 50 ».

Le prêt et le paiement en ligne, les deux segments les plus actifs

32 fintechs pour le prêt et 21 pour le paiement en ligne. Ces deux segments de la fintech sont en bonne santé. L’insurtech commence également à sortir de son silence avec 12 startups dans ce nouveau classement KPMG et H2 Ventures.
Les fintechs continuent à bousculer le monde de la finance. Et au train où vont les choses, cette tendance n’est pas près de se terminer.
 


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