Avec OneRagtime, J2M disrupte le capital risque

Le revoilà. L’histoire ne dit pas si ses chaussettes sont encore trouées, mais Jean-Marie Messier, J2M pour les intimes, est bel et bien de retour. Avec OneRagtime, une plate-forme de crowdequity, l’ex-PDG de Vivendi entend disrupter le monde feutré du capital risque.
Déjà, les Millenials font entendre leur voix : hein, qui ça ? J2M, c’est un nouveau détergent ?
J2M, les enfants, c’est le roi du digital à l’heure du XXIè siècle naissant. C’est le mégalo qui, le premier, dans la vieille Europe, entreprit de faire converger contenant et contenus. Le roi déchu d’une ère où la bande passante ne permettait pas encore de charger des films en dix secondes sur son iPhone.
Plus sérieusement, celui que l’on croyait perdu pour la cause s’est d’abord taillé une sacrée réputation dans l’univers feutré de la banque d’affaires. Avec 50 collaborateurs, Messier Maris & Associés est « plus gros que n’importe quelle banque anglo-saxonne sur la place de Paris » confie-t-il à Challenges. Leur taux de transformation les place au-dessus de leurs concurrents, Lazard, Rothschild… Des banques qui ont derrière elles cent cinquante ans de métiers.

OneRagtime disrupte le capital-risque

J2M le banquier d’affaires effectue ces jours-ci son grand retour sur la planète digitale. Et par la (grande) porte de la Fintech, s’il vous plaît ! Son ambition ? Rien moins que révolutionner les codes – et les usages ? – du capital-risque.
J2M s’est donc associé avec l’ancienne vice-présidente exécutive d’Orange,  Stéphanie Hospital, pour monter OneRagtime, un fonds de capital-risque nouvelle génération.
L’idée vient d’elle : constituer une base internationale d’investisseurs – family office, business angels, entrepreneurs… – capables d’investir ensemble dans des start-up.
Le résultat, OneRagtime, n’est pas uniquement un fonds, mais « une plate-forme de capital-risque. » Traduire à côté du fonds, il y a une plate-forme de crowdequity, bientôt une appli et un studio intégré. « Une logique de plate-forme plus intégrée que celle d’un fonds traditionnel » résume J2M.
Elle est le fruit d’une réflexion, nous apprend-il : « Pourquoi l’industrie du capital risque ou celle de la banque d’affaire seraient les seules à ne pas être disruptées ? »

Quand les millenials disruptent le capital risque

Les équipes de OneRagtime, « des profils plutôt milleniums, qui épousent les codes de la Tech » (traduire : des millenials barbus à casquette), seront missionnées « pour alimenter les réflexions de transformation digitale » des clients de la banque d’affaires de Jean-Marie, « avec des idées originales, tirées de l’écosystème digital lui-même et en connaissant tous les entrepreneurs. »
Mettre à jour les process de l’industrie traditionnelle en faisant appel à des casquettes, qui en ont autant sous la visière que les cravatés des boîtes de conseil, qui s’en plaindra ? Pas nous.
Ces équipes seront localisées dans les écosystèmes où se développe l’activité, d’abord à Londres, Barcelone, Paris, New York et Tel Aviv.

Leur ambition pour 2017 ?

Être opérationnel. « Nos premiers investissements sont en plein closing. On lance l’application en bêta ces jours-ci. On espère pouvoir la déployer et la tester sur un grand nombre d’investisseurs et de startupers puisque l’idée c’est de pouvoir tout digitaliser, d’éliminer les frictions d’investissement » explique Stéphanie Hospital, l’associée de J2M.
On l’a compris, OneRagtime est le grand disrupteur d’un métier traditionnellement dévolu aux costumes trois pièces.
Tel un GAFA, ou un éléphant dans un magasin de porcelaine, J2M bouscule tout sur son passage.
Avec lui, ce n’est plus « dancing in the rain » mais « venture in the cloud ».
En 2017, votez J2M !
 


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