Xavier Gomez est le cofondateur de Invyo, une plateforme de business intelligence appuyé par le machine learning dédié aux secteurs financiers. Il nous propose en exclusivité une série en trois parties sur ce que représente aujourd’hui la tendance Robo-Advisor et ce qu’il pense être son rôle à l’avenir pour les entreprises de la finance. La première partie est consacrée au pivot des RoboForAdvisors vers le modèle B2B, au service des professionnels de la gestion de patrimoine.

Les Robo-Advisors, une nouvelle norme

Les Robo-Advisors sont en train de rapidement devenir la norme, ce qui est une bonne nouvelle pour les consommateurs à la recherche de conseils financiers à bas coût. Nous avons des services de conseils en gestion de fortune premium, qui englobent des conseillers financiers traditionnels, privilégiant la relation humaine et les conseillers dit « numériques ». Le concept de « RoboForAdvisors » (Conseillers automatisés pour professionnels) est en train d’émerger car la plupart des robo advisors classiques ont pivoté d’un modèle BtoC vers le BtoB, faute d’avoir pu atteindre leurs objectifs de rentabilités. La recherche de l’équilibre financier a poussé à développer des services adaptés aux professionnels de la gestion de patrimoine pour survivre en attendant que l’épargnant réponde présent. 

La digitalisation de la société évolue rapidement ainsi que la numérisation des services financiers, le secteur de la gestion de patrimoine est en train d’évoluer. Pourtant, les gestionnaires de patrimoine ont hésité à envisager la numérisation dans leur offre de services. Une grande partie de cette réticence est probablement due à la complexité organisationnelle et à l’inertie culturelle, ainsi qu’à la nature de la gestion de patrimoine et des conseils financiers (CGPI, Banques Privées, Family Office) qui dépendent fortement la relation personnelle développé avec leurs clients.

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L’investisseur et les conseillers de gestion de patrimoine à la manoeuvre

Parallèlement, les technologies numériques telles que les outils bancaires en libre-service, l’information financière en continue, mettent tous le pouvoir décisionnel entre les mains des investisseurs. Ce qui peut expliquer pourquoi de nombreux conseillers en sont venus à percevoir la numérisation comme une menace.

En effet, les banques numériques (néo-banques) continuent de mobiliser un intérêt important du capital-risque dans le monde, en particulier en Europe, où beaucoup ont récemment annoncé leur intention d’étendre leurs services dans le monde (Revolut, N26, Monzo, …).

Les avantages concrets pour le client final

Les conseillers Robo en particulier font partie d’une tendance plus large de la technologie financière (fintech), qui perturbe le rôle des établissements bancaires bien établies du secteur financier. Ce sont essentiellement des algorithmes informatiques avancés qui, en tenant compte des préférences du client et de son appétit pour le risque, peuvent automatiquement suggérer, créer et gérer une allocation d’actifs robuste et tactique sur mesure. Cela inclut la possibilité de savoir, en quelques secondes, quels clients pourraient être affectés par une actualité ou un événement macro-économique spécifique.

En promouvant la formation des clients et les ventes par le biais de la gamification et de simulations offrant une meilleure connaissance du fonctionnement de certains produits.

Les RoboForAdvisors peuvent également augmenter la propension des clients à investir. Et ils peuvent apporter des réponses sur des sujets donnés en tirant des enseignements de rapports ou de transcriptions internes ou externes. En d’autres termes, les RoboForAdvisors offrent aux gestionnaires de patrimoine la possibilité de fournir aux investisseurs finaux, avec une profondeur de détail plus grande qu’auparavant et à un coût nettement inférieur, des conseils personnalisés et exploitables, avec une facilité d’accès et une rapidité sans précédent.